Paris, Maison de l’Aubrac, Terra Terres, Salons 37, 1er salon des champenois cheminant sur leurs terres vers le vin, lundi 15/11/2010 Bruno Quenioux, ancien acheteur vin de la cave de Lafayette Gourmet, auteur de guides de vins, homme passionné, considère que “C’est la quête qui donne de la lumière dans les vins”. Il parle aussi d’un basculement opéré en Champagne, en faveur des champagnes de vignerons, plus singuliers, plus vifs et dont les grandes maisons de Champagne s’inspirent aujourd’hui… une chose impensable hier. Un spot de 11 vignerons champenois, tous excellents, issus de la viticulture durable, en culture raisonnée, biologique, biodynamique ou simplement en bonne conscience écologique… exposaient quelques morceaux choisis. Petit tour de piste :
- Pascal Agrapart, Avize (51) champagne Agrapart coup de coeur pour la pureté : la Cuvée Vénus 2004 (extra brut) sur une parcelle de 30 ares sans aucune mécanisation “75 % du résultat vient du terroir !”
- Françoise Bedel, Croutes sur Marne (02) coup de coeur cuvée 1996 Robert Winer fruité, exubérant, loin du champagne classique avec ses 85 % de pinot meunier
- Arnauld Berthelot, Dizy (51) champagne berhelot
- Jean-René et Brice Remi, bouzy (51)
- Vincent Couche, Buxeuil (10) coup de coeur aux cuvées Rose désir, Bulles de miel et Perle de nacre des styles très très différents ”Je dose de moins en moins avec le temps. Je suis pour le carafage afin que le vin de champagne s’exprime dans le verre… Cette année j’ai réussi à me passer de cuivre malgré les attaques de mildiou en donnant à la plante de tisanes de plantes et des polypénols aux vignes ; en biodynamie en réalité, on donne de la bonne humeur à la plante ! et on se dit que, un peu de maladie, cela n’est pas si grave…”
- Benoit Lahaye, Bouzy (51) révélation guide GaultMillau 2011
- René Geoffroy, Cumières (51)
- Anne et Antoine Malassagne, Damery (51)
- Moulin Jean-Philippe, Vertus (51) champagne Paul Goerg toute la gamme est sur la fraicheur y compris le rosé (85 % de chardonnay) dont seule la couleur et la touche de pinot noir trahissent la nature mixée, sans quoi, à l’aveugle il pourrait être confondu avec un blanc de blancs ! “Les professionnels et les amateurs aiment les champagnes non dosés, mais c’est une éducation, la majorité des consommateurs apprécient un peu de sucre, il faut aménager la gamme en conséquence…”, déclare Dorothée Bonnaire, du service marketing
- Fabrice Pouillon, Mareuil sur Ay (51) champagne Pouillon
- Sophie Signolle, Avize (51) Champagne Michel Gonet : “Zéro dosage, à l’usage tout le monde n’apprécie pas, même si je pense que pour le vin c’est mieux, pas de sucre met mieux en valeur” et encore “à chaque fois je suis impatiente de goûter, pour voir ce que cela donne…”
